
Le Peugeot Boxer BlueHDi 2.2 140cv représente l’évolution naturelle de la gamme utilitaire du constructeur français, marquant l’abandon définitif du controversé moteur Ford Puma 2.2 HDi. Cette nouvelle motorisation, développée entièrement par PSA dans ses usines de Trémery en Moselle, équipe les véhicules respectant la norme Euro 6d-Final depuis 2019. Avec ses 140 chevaux et 340 Nm de couple, ce bloc diesel moderne séduit les professionnels et camping-caristes par ses performances équilibrées et sa conception plus fiable. L’architecture DW12UTED4 bénéficie des dernières technologies de dépollution, incluant la réduction catalytique sélective AdBlue et un filtre à particules optimisé pour les usages variés.
Caractéristiques techniques du moteur BlueHDi 2.2 140cv peugeot boxer
Architecture du bloc moteur DW12UTED4 et cylindrée 2198 cm³
Le moteur BlueHDi 2.2 140cv repose sur l’architecture DW12UTED4 , un quatre cylindres en ligne de 2198 cm³ développé par les ingénieurs de PSA. Cette conception privilégie la robustesse avec un bloc fonte et une culasse aluminium, garantissant une dissipation thermique optimale. Le rapport alésage/course de 85 x 96,9 mm favorise le couple à bas régime, caractéristique recherchée sur les véhicules utilitaires lourds.
La distribution s’effectue par courroie, solution plus économique qu’une chaîne et nécessitant un remplacement tous les 150 000 kilomètres ou 10 ans. Cette périodicité étendue représente un avantage économique considérable par rapport aux précédentes générations. L’alternateur renforcé de 220 ampères assure le fonctionnement optimal du système Stop&Start et des équipements électriques embarqués.
Système d’injection haute pression common rail bosch
L’alimentation du moteur s’appuie sur un système d’injection Common Rail Bosch de troisième génération, développant une pression maximale de 2000 bars. Cette technologie permet une pulvérisation fine du gazole, optimisant la combustion et réduisant les émissions polluantes. Les injecteurs piézoélectriques assurent jusqu’à cinq injections par cycle, incluant les pré et post-injections pour minimiser les bruits de combustion.
La pompe haute pression, entraînée par la distribution, bénéficie d’un système de régulation électronique sophistiqué. Cette gestion précise de la quantité de carburant injectée contribue à l’efficacité énergétique du moteur tout en préservant la durabilité des composants d’injection. L’ECU moteur surveille en permanence les paramètres d’injection pour maintenir les performances optimales.
Turbocompresseur à géométrie fixe et refroidisseur d’air de suralimentation
Le turbocompresseur à géométrie fixe équipant le BlueHDi 2.2 140cv privilégie la simplicité et la fiabilité. Contrairement aux turbos à géométrie variable, plus complexes et sujets à l’encrassement, cette solution réduit les risques de pannes liées aux dépôts de suie. Le dimensionnement du turbine favorise la réactivité à bas régime, essentielle pour les démarrages en charge.
L’ échangeur air-air (intercooler) refroidit l’air comprimé avant son admission dans les cylindres, augmentant sa densité et optimisant le remplissage. Cette architecture contribue à maintenir des températures de combustion modérées, préservant la longévité du moteur et limitant la formation d’oxydes d’azote.
Technologie BlueHDi : filtre à particules FAP et réduction catalytique sélective AdBlue
La technologie BlueHDi intègre un système de dépollution bicatalyseur associant un filtre à particules FAP et un catalyseur SCR (Selective Catalytic Reduction). Le réservoir AdBlue de 20 litres assure l’autonomie nécessaire entre les révisions, soit environ 15 000 kilomètres selon l’usage. L’injection d’urée technique dans les gaz d’échappement transforme les oxydes d’azote en azote et vapeur d’eau.
Le système de régénération automatique du FAP s’active selon les conditions de conduite, privilégiant les phases de régénération passive lors des trajets autoroutiers. En usage urbain intensif, des régénérations forcées peuvent être nécessaires, nécessitant un roulage soutenu pour atteindre la température de fonctionnement optimale du filtre à particules.
Performance et consommation du peugeot boxer 140 chevaux
Couple moteur de 350 nm disponible dès 1500 tr/min
Le couple maximal de 340 Nm, légèrement inférieur aux 350 Nm annoncés initialement, reste disponible sur une plage étendue de 1500 à 2750 tr/min. Cette caractéristique confère au Boxer une excellente souplesse d’utilisation, particulièrement appréciée en conduite urbaine et lors des dépassements autorouters. La courbe de couple privilégie l’exploitabilité pratique plutôt que les performances pures.
En configuration camping-car, cette répartition du couple compense efficacement le surpoids lié à l’aménagement et au chargement. Les utilisateurs constatent une amélioration notable de l’agrément de conduite par rapport aux motorisations antérieures, notamment en montagne où les reprises restent franches malgré la masse élevée du véhicule.
Consommation WLTP mixte entre 8,2 et 9,1 litres aux 100 km
Les consommations homologuées selon le cycle WLTP varient de 8,2 à 9,1 litres aux 100 kilomètres selon la version et les équipements. En usage réel, les propriétaires rapportent des moyennes comprises entre 9 et 11 litres en utilisation mixte, avec des pointes à 13-14 litres en configuration camping-car lourdement chargé. L’aérodynamisme défavorable des véhicules utilitaires pénalise naturellement l’efficacité énergétique à vitesse élevée.
Le système Stop&Start contribue aux économies en usage urbain, avec des gains estimés entre 5 et 8% selon les conditions de circulation. L’optimisation de la cartographie moteur privilégie l’efficacité énergétique aux bas régimes, zone de fonctionnement privilégiée en conduite économique.
Émissions CO2 homologuées selon norme euro 6d-final
Les émissions de CO2 s’échelonnent de 216 à 240 g/km selon la configuration, respectant largement les exigences de la norme Euro 6d-Final . Cette conformité garantit l’accès aux centres-villes soumis à des restrictions environnementales croissantes. Le système de dépollution SCR assure des émissions de NOx inférieures à 80 mg/km, soit une réduction de 80% par rapport à la norme Euro 5.
L’optimisation des phases de combustion et l’injection pilotée contribuent à ces performances environnementales. Cependant, l’efficacité du système AdBlue nécessite une conduite régulière à température de fonctionnement pour maintenir l’efficacité catalytique optimale.
Rapport poids/puissance selon versions L1H1, L2H2 et L4H3
Le rapport poids/puissance varie significativement selon les versions : de 15,7 kg/ch pour un L1H1 de base à près de 20 kg/ch pour un L4H3 en configuration PTAC maximum. Cette différence impacte directement les performances dynamiques, particulièrement sensibles lors des accélérations et en montagne. La version L2H2, compromise idéal entre capacité et agilité, affiche un rapport de 17,2 kg/ch.
| Version | PTAC (kg) | Poids à vide (kg) | Rapport kg/ch |
|---|---|---|---|
| L1H1 | 3300 | 2200 | 15,7 |
| L2H2 | 3500 | 2400 | 17,2 |
| L4H3 | 4005 | 2800 | 20,0 |
Boîte de vitesses et transmission peugeot boxer BlueHDi
La transmission du Boxer BlueHDi 2.2 140cv s’articule autour d’une boîte manuelle 6 rapports fabriquée sur le site PSA de Metz. Cette boîte, optimisée pour les applications utilitaires, privilégie la robustesse avec un étagement favorisant l’exploitation du couple moteur. Le premier rapport court facilite les démarrages en charge, tandis que le sixième rapport surdémultiplié optimise les consommations autoroutières.
L’embrayage monomasse de 290 mm de diamètre assure la transmission du couple sans les inconvénients du volant moteur bimasse présent sur certaines versions antérieures. Cette simplification technique réduit les coûts d’entretien tout en améliorant la fiabilité à long terme. Le débattement de pédale reste modéré, facilitant la conduite en circulation dense.
Les rapports de pont varient selon les versions : 4,56 pour les configurations légères privilégiant l’accélération, et 4,10 pour les versions lourdes favorisant l’efficacité énergétique. Cette adaptation permet d’optimiser les performances selon l’usage prévu, qu’il s’agisse de livraisons urbaines ou de transport longue distance.
La transmission intégrale Dangel reste disponible en option sur les deux puissances, utilisant un système débrayable manuel. Cette solution, plus simple que les transmissions permanentes, convient parfaitement aux usages occasionnels hors-route tout en préservant l’efficacité énergétique sur route.
Fiabilité et problèmes récurrents du moteur 2.2 BlueHDi
Dysfonctionnements système AdBlue et capteur NOx continental
Le système AdBlue constitue le principal point faible de cette motorisation, avec des pannes récurrentes affectant particulièrement le capteur NOx Continental. Ce composant, exposé aux hautes températures des gaz d’échappement, présente un taux de défaillance préoccupant après 80 000 kilomètres. Les symptômes incluent des messages d’alerte persistants et, dans les cas extrêmes, un bridage de puissance limitant la vitesse à 20 km/h.
La pompe AdBlue elle-même peut également présenter des dysfonctionnements, notamment par cristallisation de l’urée en cas d’inutilisation prolongée. Les propriétaires de camping-cars, utilisant leur véhicule de manière saisonnière, sont particulièrement exposés à ce type de panne. Le coût de remplacement du système complet peut atteindre 2000 euros, non couvert par la garantie au-delà de 100 000 kilomètres.
Encrassement vanne EGR et problématiques FAP en usage urbain
L’usage urbain intensif favorise l’encrassement de la vanne EGR (Exhaust Gas Recirculation), particulièrement problématique sur les véhicules effectuant de nombreux trajets courts. Les dépôts de suie et de calamine obstruent progressivement le conduit, provoquant des à-coups moteur et une perte de puissance. Le nettoyage de cette vanne nécessite une intervention tous les 60 000 kilomètres environ en usage sévère.
Le filtre à particules FAP souffre également de l’usage urbain, les températures d’échappement restant insuffisantes pour assurer la régénération passive. Les régénérations forcées se multiplient, sollicitant excessivement le système et pouvant provoquer des pannes prématurées. Un roulage autoroutier régulier reste indispensable pour maintenir l’efficacité du système de dépollution.
Usure prématurée embrayage et volant moteur bimasse
Certaines versions équipées d’un volant moteur bimasse présentent des usures prématurées, particulièrement sensibles en configuration camping-car. Les à-coups de couple importants, liés au style de conduite adapté aux véhicules lourds, sollicitent excessivement ce composant. Les premiers signes d’usure apparaissent vers 100 000 kilomètres, avec des vibrations au ralenti et des bruits métalliques à l’embrayage.
Le remplacement simultané de l’embrayage et du volant moteur représente un investissement de 1500 à 2000 euros selon les tarifs de main-d’œuvre. Cette intervention nécessite la dépose complète de la boîte de vitesses, justifiant le coût élevé de la réparation. Les versions récentes avec embrayage monomasse échappent à cette problématique.
Retours d’expérience propriétaires sur forums Boxer-Passion et camping-car magazine
Les retours d’utilisateurs sur les forums spécialisés révèlent une fiabilité globalement satisfaisante après les premières années de commercialisation. Les propriétaires saluent l’amélioration notable par rapport au moteur Ford Puma, particulièrement en termes de longévité. Cependant, les coûts d’entretien liés au système de dépollution suscitent des inquiétudes légitimes.
« Après 120 000 kilomètres avec mon Boxer 2.2 BlueHDi, je n’ai eu qu’une panne AdBlue à 95 000 km. Le moteur reste souple et économique, mais attention aux trajets trop courts qui encrassent le FAP. »
Les utilisateurs camping-caristes apprécient particulièrement les performances en montagne et la souplesse de conduite. Les consommations réelles, comprises entre 10 et 12 litres aux 100 kilomètres, correspondent aux attentes pour cette catégorie de véhicules. La facilité
d’accès aux pièces détachées dans le réseau Peugeot constitue un avantage non négligeable pour la maintenance préventive.
Comparaison avec concurrents directs iveco daily et ford transit
Face à ses principaux rivaux, le Peugeot Boxer BlueHDi 2.2 140cv se positionne dans le milieu de gamme en termes de performances brutes. L’Iveco Daily 2.3 Multijet 140cv développe un couple supérieur de 380 Nm, offrant une réserve de puissance appréciable en charge. Cependant, la fiabilité reconnue du moteur Sofim ne compense qu’en partie un réseau après-vente moins dense et des coûts d’entretien généralement plus élevés.
Le Ford Transit 2.0 EcoBlue 130cv, bien qu’affichant une puissance légèrement inférieure, bénéficie d’une excellente réputation de robustesse. Son couple de 385 Nm disponible dès 1250 tr/min surpasse celui du Boxer, mais l’écart se ressent principalement lors des démarrages en forte charge. L’architecture du moteur Ford privilégie également l’aluminium pour le bloc moteur, réduisant le poids total de 30 kg environ.
En termes de consommation, les trois motorisations affichent des performances comparables, avec une légère faveur pour le Transit en usage autoroutier stabilisé. Le système AdBlue équipe les trois véhicules, avec des problématiques similaires de fiabilité à long terme. Cependant, le coût des interventions varie significativement selon les réseaux, avantageant PSA et Ford par rapport à Iveco.
| Modèle | Puissance (cv) | Couple (Nm) | Consommation WLTP (l/100km) | Prix catalogue de base (€) |
|---|---|---|---|---|
| Peugeot Boxer 2.2 BlueHDi | 140 | 340 | 8.5 | 32 400 |
| Iveco Daily 2.3 Multijet | 140 | 380 | 8.3 | 34 200 |
| Ford Transit 2.0 EcoBlue | 130 | 385 | 8.1 | 31 800 |
L’agrément de conduite constitue un critère subjectif où le Boxer tire son épingle du jeu. La direction assistée électrique offre une précision supérieure à celle de l’Iveco, tandis que l’insonorisation habitacle dépasse celle du Transit. Ces éléments de confort prennent une importance particulière lors des longs trajets, fréquents en usage camping-car. Le système d’aide à la conduite du Boxer, bien que basique, inclut désormais de série l’ESP et l’aide au démarrage en côte.
Coûts d’entretien et révisions peugeot boxer 2.2 BlueHDi
L’entretien du Boxer BlueHDi 2.2 140cv suit un calendrier allégé par rapport aux motorisations antérieures, avec des révisions espacées de 50 000 kilomètres ou 2 ans maximum. Cette périodicité étendue représente un avantage économique substantiel, particulièrement pour les gros rouleurs. Une révision complète comprenant vidange, filtres et contrôles réglementaires coûte entre 350 et 450 euros en réseau officiel.
Les interventions majeures incluent le remplacement de la courroie de distribution tous les 150 000 kilomètres, facturé entre 800 et 1200 euros selon la région. Cette longévité exceptionnelle compense largement le coût initial d’achat par rapport aux motorisations à chaîne nécessitant des interventions plus fréquentes. Le changement simultané de la pompe à eau est recommandé, ajoutant 200 euros à la facture.
« La périodicité d’entretien du 2.2 BlueHDi nous a séduits. Avec 60 000 km par an, nous économisons une révision sur trois par rapport à notre ancien Ford. Les coûts de possession sont maîtrisés malgré le système AdBlue. » – Transporteur régional, 18 mois d’utilisation
Le système AdBlue nécessite un appoint tous les 15 000 kilomètres environ, représentant un coût de 25 à 40 euros selon le lieu d’achat. L’utilisation d’AdBlue de qualité certifiée ISO 22241 reste indispensable pour préserver la longévité du système SCR. Les stations-service proposent désormais ce produit à des tarifs compétitifs, réduisant la dépendance au réseau constructeur.
Les pièces d’usure courante conservent des tarifs raisonnables : plaquettes de frein avant entre 80 et 120 euros, amortisseurs arrière 150 euros l’unité, batterie 120 euros. La disponibilité des pièces dans le réseau PSA reste excellente, avec des délais de livraison généralement inférieurs à 48 heures pour les références courantes. Cette réactivité minimise les immobilisations, critère essentiel pour les professionnels.
- Révision mineure (vidange + filtres) : 180-220 €
- Révision majeure complète : 350-450 €
- Courroie de distribution + pompe à eau : 1000-1400 €
- Embrayage complet : 1200-1600 €
- Système AdBlue (pompe + capteurs) : 1500-2000 €
L’extension de garantie constructeur, proposée jusqu’à 5 ans ou 200 000 kilomètres, sécurise les investissements pour un coût de 1200 à 1800 euros selon la durée choisie. Cette couverture inclut les principales pannes liées au système de dépollution, représentant une tranquillité d’esprit appréciable compte tenu des coûts d’intervention sur les composants AdBlue. Les professionnels privilégient souvent cette option pour maîtriser leur budget maintenance.